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Affaire Lyhanna : le principal suspect, Jérôme Barella, mis en examen pour le meurtre et le viol de la collégienne

Une · · Par Claire BERNARD

Affaire Lyhanna : le principal suspect, Jérôme Barella, mis en examen pour le meurtre et le viol de la collégienne

Affaire Lyhanna : Jérôme Barella mis en examen pour le meurtre et le viol de la collégienne Le principal suspect dans la disparition de Lyhanna, une collégienne

Affaire Lyhanna : Jérôme Barella mis en examen pour le meurtre et le viol de la collégienne

Le principal suspect dans la disparition de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, a été mis en examen ce mardi pour viol et meurtre, selon des informations rapportées par le parquet et confirmées par BFM TV. Jérôme Barella, 41 ans, était jusqu’alors poursuivi pour « enlèvement et séquestration sur mineur » depuis son interpellation fin mai.

Des charges alourdies après l’autopsie

L’audition de Jérôme Barella par un juge d’instruction, ce mardi 15 juillet, marque un tournant dans l’enquête. Extrait de sa cellule au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan (Landes) en début de matinée, le quadragénaire a été présenté pour la première fois à la justice depuis la découverte du corps sans vie de la fillette, le 4 juin dernier. Le corps de Lyhanna avait été retrouvé dans un silo d’une exploitation agricole à Puycasquier, à une quinzaine de kilomètres de Fleurance (Gers), où elle avait disparu le 29 mai.

Selon des sources judiciaires, le 24 juin, le procureur d’Agen avait pris un réquisitoire supplétif à l’encontre du suspect après avoir pris connaissance des conclusions de l’autopsie. Ces dernières ont révélé que la collégienne avait été violée et présentait de nombreuses lésions et contusions. Cette décision a élargi les poursuites aux qualifications criminelles, permettant la mise en examen pour viol et meurtre. Désormais, Jérôme Barella encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Un intérimaire de 41 ans interpellé rapidement

Jérôme Barella, intérimaire de 41 ans, avait été interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition de Lyhanna, le 30 mai. Son arrestation rapide avait alors soulevé des questions sur son implication présumée. L’enquête, menée par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse, sous l’autorité du parquet d’Agen, s’attache désormais à établir les circonstances exactes du drame. Les investigations se poursuivent notamment pour déterminer le déroulé des faits entre la disparition de l’enfant et la découverte de son corps.

L’affaire Lyhanna, qui a profondément ému l’opinion publique, met en lumière les mécanismes de la pédocriminalité et les défis de la protection de l’enfance. Le suspect, qui n’avait jusqu’ici pas été entendu sur le fond depuis son interpellation, pourrait fournir des éléments clés lors de ses auditions à venir. La mise en examen pour viol et meurtre, bien que lourde de conséquences, ne préjuge pas de sa culpabilité, la présomption d’innocence demeurant un principe fondamental.

Des implications pour la procédure judiciaire

Cette nouvelle qualification criminelle pourrait également influencer la stratégie de défense de Jérôme Barella. Ses avocats, qui n’ont pas encore commenté cette évolution, pourraient contester les preuves médico-légales ou plaider des circonstances atténuantes. Par ailleurs, la procédure pourrait s’étendre sur plusieurs mois, voire années, avant un éventuel procès aux assises. L’instruction, désormais élargie, devra notamment déterminer si d’autres personnes pourraient être impliquées dans cette affaire.

La disparition de Lyhanna avait suscité une vive émotion dans la petite commune de Fleurance, où des battues citoyennes avaient été organisées. La découverte de son corps, le 4 juin, avait plongé la communauté dans le deuil. Si la mise en examen de Jérôme Barella constitue une étape judiciaire majeure, elle ne clôt pas pour autant le chapitre douloureux de cette affaire, qui continue de hanter les proches de la victime et les habitants de la région.