Affaire Lyhanna : la petite Rosa affirme avoir subi «une cinquantaine de viols» par Jérôme Barella, selon le rapport d’inspection

Affaire Lyhanna : la petite Rosa affirme avoir subi « une cinquantaine de viols » par Jérôme Barella, selon le rapport d’inspection Près de trois semaines après
Affaire Lyhanna : la petite Rosa affirme avoir subi « une cinquantaine de viols » par Jérôme Barella, selon le rapport d’inspection
Près de trois semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, un rapport d’inspection très attendu a été déposé lundi sur le bureau du ministre des Armées, Sébastien Lecornu, afin de faire la lumière sur les dysfonctionnements dans cette affaire. Selon les informations rapportées par Le Figaro et l’AFP, ce document révèle que la petite Rosa, 10 ans, dont les parents ont déposé plainte en 2025 contre Jérôme Barella, affirme avoir été violée à « une cinquantaine » de reprises par le principal suspect du meurtre de Lyhanna.
Des révélations glaçantes consignées dans le rapport d’inspection
Le rapport d’inspection, mis en ligne lundi 22 juin, détaille les circonstances dans lesquelles les faits auraient été portés à la connaissance des autorités. D’après le document, la mère de Rosa a conduit sa fille à l’hôpital Purpan de Toulouse le 18 août 2025, « suite à des révélations de viols que l’enfant aurait effectuées auprès de son beau-père ». L’établissement de soins a alors immédiatement contacté la police. « Le chef de patrouille identifie la sensibilité de l’affaire au vu des déclarations de l’enfant évoquant une cinquantaine de viols par le père d’une de ses amies », précise le rapport. Ce signalement initial n’aurait toutefois pas donné lieu à des mesures de protection immédiates, ce qui soulève aujourd’hui des questions sur la gestion de l’alerte par les services concernés.
Un lien troublant avec l’affaire Lyhanna
L’affaire Lyhanna, du nom de la jeune victime retrouvée sans vie, a bouleversé l’opinion publique et mis en lumière de possibles défaillances dans la chaîne de signalement des violences sexuelles. Jérôme Barella, déjà mis en cause dans le meurtre de Lyhanna, se retrouve désormais au centre d’un second volet judiciaire. Les déclarations de Rosa, consignées dans le rapport d’inspection, pourraient constituer un élément clé pour comprendre le parcours du suspect et les manquements qui ont permis la répétition des actes allégués. Selon des sources proches de l’enquête, le rapport d’inspection aurait également mis en évidence des lacunes dans la coordination entre les services hospitaliers, la police et la protection de l’enfance.
Des dysfonctionnements dans la prise en charge des signalements
Le document remis à Sébastien Lecornu visait notamment à identifier les dysfonctionnements dans le traitement de l’affaire Lyhanna. Les révélations concernant Rosa renforcent l’hypothèse d’une série d’occasions manquées. Le rapport d’inspection soulignerait que, malgré la gravité des accusations portées par l’enfant, aucune mesure de placement ou de suivi rapproché n’aurait été immédiatement ordonnée. Cette situation interroge sur la formation des personnels hospitaliers et policiers face aux révélations de violences sexuelles, ainsi que sur les protocoles de transmission d’informations entre les différentes institutions. Des associations de protection de l’enfance ont d’ores et déjà réagi, dénonçant un « système qui continue de faillir face à la parole des enfants ».
Perspectives et suites judiciaires
Le rapport d’inspection, dont les conclusions devraient être rendues publiques dans les prochains jours, pourrait déboucher sur des recommandations visant à renforcer les dispositifs de signalement et de protection. Parallèlement, l’enquête judiciaire se poursuit pour faire toute la lumière sur les circonstances du décès de Lyhanna et sur les agissements de Jérôme Barella. Les déclarations de Rosa, si elles sont confirmées par les investigations, pourraient alourdir le profil criminel présumé du suspect et relancer le débat sur la prévention des violences sexuelles faites aux mineurs. Le gouvernement, par la voix du ministre des Armées, a promis de « tirer toutes les conséquences » de ce rapport.