Affaire Lyhanna : une nouvelle plainte pour viol déposée jeudi soir

Affaire Lyhanna : une nouvelle plainte pour viol déposée jeudi soir contre le principal suspect Une nouvelle plainte pour viol a été déposée jeudi soir à Saint-
Affaire Lyhanna : une nouvelle plainte pour viol déposée jeudi soir contre le principal suspect
Une nouvelle plainte pour viol a été déposée jeudi soir à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) contre Jérôme B., le père de famille de 41 ans suspecté du meurtre de la jeune Lyhanna, dont le corps a été découvert dans le Gers. Selon des informations rapportées par l’AFP vendredi, cette plainte, initialement déposée contre X par la mère d’une fillette de 11 ans pour des faits remontant à 2023, a été requalifiée à la suite de la médiatisation de l’enlèvement de Lyhanna.
Une reconnaissance troublante par la victime présumée
D’après une source proche du dossier citée par l’AFP, la fillette aurait dit à sa mère, en voyant les images diffusées dans les médias : « C’est lui ». Elle aurait expliqué avoir reconnu le regard de Jérôme B., un détail qui aurait suffi à transformer une plainte contre X en une accusation directe contre le principal suspect de l’affaire Lyhanna. Les faits présumés se seraient déroulés en 2023, sans que l’auteur n’ait été identifié à l’époque. Ce n’est qu’avec la couverture médiatique intense entourant la disparition et la mort de Lyhanna que la jeune victime aurait fait le lien, poussant sa mère à déposer une nouvelle plainte, cette fois-ci nominative. Les enquêteurs de la gendarmerie devraient désormais entendre la fillette et sa mère pour établir les circonstances exactes de cette reconnaissance et recueillir leur témoignage dans le cadre de cette nouvelle procédure.
Le contexte de l’affaire Lyhanna
L’affaire Lyhanna, qui a bouleversé l’opinion publique, a connu un rebondissement tragique avec la découverte du corps de l’adolescente dans un silo d’un site agricole désaffecté dans le Gers, un lieu où Jérôme B. avait travaillé par le passé. Le suspect, un père de famille de 41 ans, avait été placé en garde à vue puis mis en examen pour enlèvement et meurtre. La médiatisation de cette affaire a visiblement eu un effet collatéral inattendu : elle aurait permis à une autre victime présumée de sortir du silence. Ce phénomène, souvent observé dans les affaires de pédocriminalité ou de violences sexuelles, pourrait encourager d’autres personnes à se manifester, selon des experts cités dans d’autres contextes similaires. Les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie, déjà mobilisés sur le dossier principal, devront désormais gérer cette nouvelle piste, qui pourrait élargir le champ des investigations.
Des implications judiciaires potentielles
Cette nouvelle plainte pour viol pourrait avoir des conséquences significatives sur la procédure en cours. Si les faits sont confirmés, Jérôme B. pourrait faire l’objet d’une mise en examen supplémentaire pour viol sur mineure de moins de 15 ans, une qualification particulièrement grave en droit français. La justice devra également déterminer si un lien peut être établi entre ces faits présumés et le profil du suspect, déjà connu pour des antécédents judiciaires mineurs selon certaines sources. L’affaire prend une dimension nouvelle, dépassant le cadre strict de la disparition de Lyhanna pour s’inscrire dans un schéma plus large d’agressions sexuelles présumées. Les avocats de la famille de Lyhanna, qui suivent de près l’évolution du dossier, n’ont pas encore commenté cette nouvelle plainte, mais pourraient demander à ce que les deux affaires soient jointes si des similitudes dans le mode opératoire venaient à être établies.
Une affaire qui interroge sur le suivi des plaintes
Ce rebondissement soulève également des questions sur le traitement des plaintes pour viol déposées contre X. Dans le cas présent, la plainte initiale, déposée en 2023, n’avait pas abouti à l’identification d’un suspect. Il a fallu un événement médiatique majeur pour qu’une victime présumée puisse reconnaître son agresseur présumé. Selon des données fournies par le ministère de la Justice, le taux d’élucidation des plaintes pour viol reste faible, notamment lorsque les auteurs sont inconnus des victimes. Cette affaire pourrait relancer le débat sur les moyens alloués à la police scientifique et à l’identification des auteurs d’infractions sexuelles, notamment à travers l’exploitation des bases de données ADN et des signalements croisés. La gendarmerie des Côtes-d’Armor, saisie de cette nouvelle plainte, devra procéder à des vérifications minutieuses pour établir la véracité des accusations et déterminer si d’autres victimes potentielles pourraient se manifester.