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Affaire Lyhanna : la mère d’une fillette de 11 ans, qui avait dénoncé un viol de Jérôme B. dès 2025, va porter plainte contre l’État et Gérald Darmanin

Une · · Par Claire BERNARD

Affaire Lyhanna : la mère d’une fillette de 11 ans, qui avait dénoncé un viol de Jérôme B. dès 2025, va porter plainte contre l’État et Gérald Darmanin

# Affaire Lyhanna : la mère d’une fillette de 11 ans, qui avait dénoncé un viol de Jérôme B. dès 2025, va porter plainte contre l’État et Gérald Darmanin La mèr

# Affaire Lyhanna : la mère d’une fillette de 11 ans, qui avait dénoncé un viol de Jérôme B. dès 2025, va porter plainte contre l’État et Gérald Darmanin La mère d’une fillette de 11 ans, prénommée Rosa, qui avait dénoncé dès août 2025 des viols répétés commis par Jérôme B., principal suspect dans l’affaire Lyhanna, s’apprête à engager une procédure judiciaire contre l’État et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Selon des informations rapportées par Le Figaro le 9 juin 2026, cette plainte pour « faute lourde » vise à dénoncer les dysfonctionnements ayant permis au mis en cause de rester en liberté malgré des signalements et des preuves médicales accablantes. ## Une plainte déposée neuf mois avant le drame La mère de Rosa, une mineure née en 2014, avait porté plainte en août 2025 pour des viols répétés commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile de Jérôme B., alors âgé de 41 ans. D’après les éléments révélés par Le Figaro, un examen gynécologique avait confirmé les faits allégués. Pourtant, malgré ce dépôt de plainte et les preuves médicales, le suspect n’avait jamais été entendu par les enquêteurs. Ce n’est que neuf mois plus tard, après la mort tragique de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, que la procédure a connu un tournant. Le principal suspect, Jérôme B., était en effet visé depuis plusieurs années par des signalements et plaintes pour des viols sur mineures, sans qu’aucune mesure de protection ou d’audition n’ait été prise. ## Une action en justice contre l’État et les magistrats Sur RTL, ce mardi matin, la mère de Rosa a annoncé son intention de porter plainte contre l’État pour « faute lourde », estimant que les autorités n’ont pas rempli leur devoir de protection envers sa fille. Son avocat, Me Pierre Debuisson, a également précisé qu’une plainte pénale serait déposée pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « non assistance à personne en danger ». Cette procédure vise nommément les enquêteurs et les magistrats « qui n’ont pas fait leur travail », selon les termes de l’avocat cité par Le Figaro. L’objectif est d’établir une responsabilité directe dans la chaîne judiciaire qui aurait permis à Jérôme B. de rester en liberté, exposant potentiellement d’autres mineures à des risques. ## Des dysfonctionnements qui interpellent Cette affaire soulève des questions profondes sur le fonctionnement de la justice et de la protection de l’enfance en France. Le fait qu’une plainte pour viol sur mineure, corroborée par un examen médical, n’ait donné lieu à aucune audition pendant neuf mois interroge sur les priorités et les moyens alloués aux services d’enquête. Par ailleurs, la multiplication des signalements visant Jérôme B. depuis plusieurs années suggère un possible défaut de coordination entre les différents acteurs judiciaires et sociaux. La plainte contre l’État et Gérald Darmanin pourrait ouvrir la voie à une réflexion plus large sur les responsabilités institutionnelles dans les affaires de violences sexuelles sur mineurs, où les délais de traitement et les lacunes dans le suivi des plaintes sont régulièrement pointés du doigt. ## Une procédure qui pourrait faire jurisprudence Alors que la mort de Lyhanna continue d’ébranler la sphère judiciaire, cette nouvelle plainte pourrait avoir des répercussions importantes. En ciblant directement l’État et un ministre, la mère de Rosa cherche à obtenir une reconnaissance officielle des manquements qui auraient pu être évités. Me Pierre Debuisson, qui défend également la famille de Lyhanna dans d’autres procédures, semble vouloir établir un précédent juridique. L’issue de cette action en justice, qui devrait être examinée dans les mois à venir, pourrait influencer la manière dont les plaintes pour violences sexuelles sur mineures sont traitées à l’avenir, en imposant une obligation de diligence renforcée aux autorités.