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Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin aurait dû présenter sa démission, déclare Jordan Bardella

Une · · Par Claire BERNARD

Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin aurait dû présenter sa démission, déclare Jordan Bardella

Affaire Lyhanna : Jordan Bardella estime que Gérald Darmanin aurait dû démissionner Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé ce jeudi 1

Affaire Lyhanna : Jordan Bardella estime que Gérald Darmanin aurait dû démissionner

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé ce jeudi 11 juin 2026, depuis Bruxelles, que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, aurait dû présenter sa démission au président de la République dans le cadre de l'affaire Lyhanna. Cette affaire, du nom d'une jeune collégienne retrouvée morte dans le Gers, suscite une vive controverse politique et judiciaire, le chef de file du RN pointant une "défaillance" de l'État.

Une déclaration depuis Bruxelles

Lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale belge, Jordan Bardella a livré une analyse sans détour de la situation. "L'affaire est d'une particulière gravité et, au regard de ce contexte, le chef de l'administration, c'est-à-dire le ministre de la Justice, aurait, à mon sens, dû par honneur présenter sa démission au président de la République", a-t-il déclaré, selon des informations rapportées par Le Figaro. Cette sortie intervient alors que l'émotion est vive autour du décès de la jeune Lyhanna, dont les circonstances exactes continuent d'alimenter les investigations.

Le président du RN a développé sa position en expliquant qu'une telle démission n'aurait pas nécessairement impliqué une "reconnaissance de sa responsabilité personnelle" de la part de Gérald Darmanin. Selon lui, cet acte aurait plutôt permis de "reconnaître la faute de l'administration dans cette affaire", une nuance qui pourrait viser à distinguer la responsabilité pénale individuelle de la responsabilité politique collective. "Et il va être remplacé par qui ?", a-t-il également interrogé, suggérant que le départ du garde des Sceaux pourrait ouvrir une période d'incertitude.

La défaillance de l'État pointée du doigt

Jordan Bardella a qualifié la situation de "très largement défaillante" de la part de l'État, une critique qui s'inscrit dans un contexte plus large de défiance envers les institutions. L'affaire Lyhanna, qui a profondément ému l'opinion publique, semble cristalliser des interrogations sur le fonctionnement de la justice et de la protection de l'enfance. Le chef de file du RN a précisé que si le ministre avait présenté sa démission, il serait resté "libre au président de la République de l'accepter ou de la refuser", laissant ainsi entendre que la décision finale appartenait à l'exécutif.

Cette déclaration intervient alors que Gérald Darmanin occupe le poste de ministre de la Justice, une fonction clé dans la gestion des affaires pénales et administratives. Les propos de Jordan Bardella pourraient raviver le débat sur la responsabilité politique des ministres en cas de crise majeure, un sujet récurrent dans la vie politique française. Pour l'heure, aucune réaction officielle n'a été communiquée par le ministère de la Justice ou par l'entourage de Gérald Darmanin.

Des implications politiques potentielles

Au-delà de l'affaire elle-même, cette prise de position de Jordan Bardella pourrait avoir des répercussions sur le paysage politique français. En appelant à la démission du ministre, le président du RN cherche probablement à capitaliser sur l'émotion suscitée par le drame et à renforcer son discours sur la nécessité d'une "refondation" de l'État. Cependant, il reste à voir si cette attaque frontale portera ses fruits ou si elle sera perçue comme une instrumentalisation politique d'une tragédie humaine.

L'affaire Lyhanna, qui continue de faire l'objet d'une enquête, pourrait également conduire à des auditions parlementaires ou à des mesures législatives visant à renforcer les dispositifs de protection des mineurs. Dans ce contexte, la déclaration de Jordan Bardella ajoute une pression supplémentaire sur le gouvernement, alors que la France traverse une période marquée par une attention accrue aux questions de sécurité et de justice. Les prochains jours devraient permettre de clarifier la position de l'exécutif face à ces critiques.