Affaire Cédric Jubillar : les recherches du corps de sa femme Delphine se terminent, l’analyse des ossements est en cours

Affaire Cédric Jubillar : les recherches du corps de Delphine prennent fin, les analyses des ossements se poursuivent Après deux jours d’intenses fouilles dans
Affaire Cédric Jubillar : les recherches du corps de Delphine prennent fin, les analyses des ossements se poursuivent
Après deux jours d’intenses fouilles dans le Tarn, le dispositif de recherches visant à retrouver le corps de Delphine Jubillar a été levé, vendredi 17 juillet 2026 en fin de journée. Les investigations, menées dans une zone située à une dizaine de kilomètres du domicile conjugal, ont permis l’exhumation d’ossements à l’endroit même où son mari, Cédric Jubillar, affirme avoir enterré son épouse, infirmière de 33 ans disparue fin 2020. Ces ossements sont désormais en cours d’analyse au laboratoire de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), à Pontoise.
La fin des fouilles sur le terrain
Selon des informations rapportées par Le Figaro, avec l’AFP, le colonel Jean-Michel Doose, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, a précisé que les fouilles « ne devraient pas reprendre ». Cette annonce marque un tournant dans une affaire qui dure depuis plus de cinq ans et demi. Les recherches, concentrées sur un secteur boisé et difficile d’accès, avaient été déclenchées à la suite des déclarations de Cédric Jubillar, incarcéré depuis juin 2021 et mis en examen pour meurtre sur conjoint. L’homme, qui a toujours nié les faits, aurait indiqué aux enquêteurs l’emplacement précis où il prétend avoir dissimulé le corps de sa femme, après l’avoir tuée dans un contexte de violente dispute conjugale.
Les barrages routiers mis en place pour sécuriser la zone ont été levés, signe que la phase de terrain est désormais close. Les gendarmes, appuyés par des techniciens en identification criminelle, ont passé au peigne fin chaque mètre carré du périmètre défini. Si les fouilles n’ont pas livré l’intégralité du corps, la découverte de fragments osseux constitue un élément matériel majeur dans une procédure jusqu’ici largement fondée sur des éléments indirects et des témoignages.
Des analyses cruciales à l’IRCGN
Les ossements retrouvés sont actuellement examinés par les experts de l’IRCGN à Pontoise, en région parisienne. Selon une source proche de l’enquête, ces fragments appartiendraient au bas du corps, ce qui pourrait correspondre à des os du bassin ou des membres inférieurs. Les analyses ADN, anthropologiques et médico-légales devront déterminer s’il s’agit bien des restes de Delphine Jubillar. Le résultat de ces expertises, attendu dans les semaines à venir, pourrait constituer une pièce décisive dans le dossier.
L’enjeu est d’autant plus important que, jusqu’à présent, aucune preuve biologique directe n’avait permis de localiser le corps de l’infirmière, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son mari, Cédric Jubillar, avait initialement affirmé qu’elle avait quitté le domicile familial après une dispute, avant de changer de version à plusieurs reprises. La découverte de ces ossements, sur la base de ses propres indications, pourrait renforcer l’accusation tout en offrant une réponse à la famille de la victime, qui réclame depuis des années la vérité et la restitution du corps.
Un dossier judiciaire sous haute tension
L’affaire Jubillar, qui a suscité un immense intérêt médiatique et populaire, reste l’une des plus suivies en France. Le procès de Cédric Jubillar, âgé de 38 ans, n’a pas encore été fixé, mais la découverte de ces ossements pourrait accélérer le calendrier judiciaire. Pour l’heure, les investigations se poursuivent sur le plan scientifique, tandis que la défense de l’accusé pourrait contester la fiabilité des analyses ou la chaîne de conservation des preuves. Dans l’attente des résultats de l’IRCGN, la justice et l’opinion publique retiennent leur souffle, espérant que cette ultime pièce du puzzle permettra de faire la lumière sur la disparition de Delphine Jubillar.