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Adolescent «sensible et sociable», «difficile à canaliser» : qui était Louis, tué dans un guet-apens à Narbonne ?

Une · · Par Claire BERNARD

Adolescent «sensible et sociable», «difficile à canaliser» : qui était Louis, tué dans un guet-apens à Narbonne ?

## Guet-apens mortel à Narbonne : le portrait de Louis, adolescent «sensible et sociable», «difficile à canaliser» Dans la nuit du 19 au 20 juin dernier, Louis,

## Guet-apens mortel à Narbonne : le portrait de Louis, adolescent «sensible et sociable», «difficile à canaliser» Dans la nuit du 19 au 20 juin dernier, Louis, un adolescent de 17 ans, a été passé à tabac par cinq individus sur un chantier de Narbonne, avant d'être abandonné agonisant. Il est décédé trois jours plus tard des suites de ses blessures. Selon des informations rapportées par *Le Figaro*, le jeune homme, décrit comme «sensible et sociable» mais également «difficile à canaliser», souffrait d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et vivait dans un foyer de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) depuis quelques mois, à la demande de son père. Sa tante, Charlotte, s’est confiée au quotidien pour brosser le portrait de sa victime. ## Un parcours marqué par des difficultés et des violences ### Un adolescent sous le signe du TDAH et d'un placement récent D'après les confidences de sa tante recueillies par *Le Figaro*, Louis était un garçon «sensible et sociable», mais que son entourage peinait parfois à «canaliser». Souffrant d’un TDAH, un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des difficultés d'attention, une impulsivité et une hyperactivité, l’adolescent avait été placé dans un foyer de l’ASE quelques mois avant son décès. Cette mesure aurait été prise à la demande de son père, qui estimait ne plus pouvoir gérer seul les comportements de son fils. Ce placement, bien que destiné à offrir un cadre plus structurant à Louis, n’aurait pas suffi à le protéger des violences extérieures. ### Un historique de harcèlement et d'agressions physiques Selon les éléments rapportés par *Le Figaro*, Louis avait déjà été confronté à des périodes de harcèlement et de violences physiques par le passé. Sa tante a confié au journal que ces épisodes récurrents avaient profondément marqué l’adolescent, sans pour autant que des mesures de protection suffisantes aient été mises en place. Ce contexte de vulnérabilité pourrait avoir joué un rôle dans le drame qui s'est noué le 19 juin, où un différend avec l'un des agresseurs présumés aurait servi de déclencheur au guet-apens mortel. ## Le déroulement du drame et ses suites judiciaires ### Un rendez-vous fatal sur le parvis de la médiathèque Le soir du drame, selon les informations de *Le Figaro*, un groupe de garçons, dont l'un aurait eu un différend avec Louis, lui a donné rendez-vous sur le parvis de la médiathèque de Narbonne. Le groupe s'est ensuite dirigé vers un chantier situé à proximité, sur les rives du canal de la Robine. C’est là que l’adolescent a été frappé à mort. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, mentionnée par le quotidien, montre le déferlement de violences qu’il a subi : allongé au sol, il essuie des coups de pied et de coude de la part des cinq garçons qui l’encerclent et se relaient pour le brutaliser, avant de le laisser pour mort. Un témoin ainsi que les images enregistrées de la scène ont permis d'étayer l'enquête. ### Une famille anéantie et une enquête en cours «C’est horrible ce qui s’est passé, la famille est anéantie», a confié Charlotte, la tante de Louis, au *Figaro*. Depuis mardi, elle et ses proches pleurent la mort de cet adolescent, dont le décès est survenu trois jours après l'agression. L'enquête, confiée aux services de police, devra déterminer les circonstances exactes du guet-apens et identifier formellement les cinq agresseurs présumés. Ce drame soulève également des questions sur la protection des mineurs placés et sur les moyens de prévenir les violences entre jeunes dans l'espace public. ## Une enquête qui interroge sur la protection des jeunes vulnérables Au-delà de l'émotion suscitée par la mort de Louis, cette affaire met en lumière les failles potentielles du système de protection de l'enfance face à des adolescents présentant des troubles du comportement. Le placement en foyer de l'ASE, censé offrir un environnement sécurisé, n'a pas empêché que Louis soit victime de violences extrêmes. Les proches de l'adolescent, tout en réclamant justice, espèrent que son histoire permettra de mieux prendre en compte la vulnérabilité des jeunes souffrant de TDAH et de harcèlement, afin d'éviter que de tels drames ne se reproduisent.