Adieu le vieux stade Maradona? Le président de Naples veut construire une nouvelle enceinte de 70.000 places

## Naples : De Laurentiis veut tourner la page du stade Maradona Le président et propriétaire du Napoli, Aurelio De Laurentiis, a dévoilé un projet ambitieux vi
## Naples : De Laurentiis veut tourner la page du stade Maradona
Le président et propriétaire du Napoli, Aurelio De Laurentiis, a dévoilé un projet ambitieux visant à doter le club d'une nouvelle enceinte de 70 000 places, reléguant le stade Diego-Armando-Maradona au rang de vestige. L'annonce, faite mercredi soir à Rome, ouvre un bras de fer avec les autorités locales.
## Un projet pharaonique à Naples Est
Selon les propos rapportés par RMC Sport, le dirigeant napolitain a identifié un terrain de 38 hectares situé à Naples Est pour y implanter son futur écrin. Ce dernier comprendrait 70 000 places assises, 120 loges, des restaurants, ainsi qu'un musée interactif conçu par des équipes basées à Los Angeles. « Il sera possible de jouer virtuellement au foot avec qui vous voulez, Maradona, Cavani, Higuain », a-t-il précisé en marge de la remise d'un prix de l'Association de la presse étrangère. Le calendrier avancé par De Laurentiis fait état de vingt-quatre mois de travaux, sans solliciter le moindre financement public. Une promesse qui contraste avec les lourdeurs administratives habituelles en Italie.
## Le Maradona, un héritage encombrant
Inauguré en 1959 sous le nom de stade San Paolo, rebaptisé Diego-Armando-Maradona en 2020, l'édifice actuel appartient à la ville de Naples, qui le loue au club les jours de match. Sa configuration est régulièrement critiquée : tribunes séparées du terrain par une piste d'athlétisme, structure en béton vieillissante, capacité plafonnée à 60 000 places. « Le Maradona devrait être démoli pour construire de nouveaux logements pour la ville », a lancé son locataire, visiblement décidé à ne plus composer avec un équipement qu'il juge dépassé.
## Un bras de fer avec la mairie
La position de De Laurentiis se heurte frontalement aux intentions des autorités locales. Ces dernières souhaitent rénover l'enceinte existante, avec une enveloppe estimée à 200 millions d'euros, dans l'optique d'accueillir des rencontres de l'Euro 2032. Une somme que le président napolitain balaie d'un revers de main : « Avec cette somme, ils ne lui feront qu'une caresse. » Le ton est donné. Entre la volonté de modernisation portée par la ville et l'ambition privée d'un dirigeant pressé, le dossier s'annonce complexe. Les questions foncières, urbanistiques et politiques risquent de ralentir un chantier que De Laurentiis imagine déjà sorti de terre.
## Un enjeu sportif et territorial
Au-delà du seul Napoli, ce dossier interroge la capacité de l'Italie à moderniser ses infrastructures sportives. Le pays peine à livrer des stades conformes aux standards européens, et l'échéance de l'Euro 2032 constitue un argument de poids pour la mairie. Reste à savoir si le projet privé de De Laurentiis, présenté comme autofinancé, parviendra à convaincre les institutions locales. En cas de blocage, le feuilleton pourrait s'éterniser, laissant Naples suspendue entre mémoire maradonienne et ambitions contemporaines.