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À Port-Leucate, une fillette de 13 ans retrouvée séquestrée : deux hommes soupçonnés de pédophilie et de traite d’enfants depuis l’Asie

Une · · Par Claire BERNARD

À Port-Leucate, une fillette de 13 ans retrouvée séquestrée : deux hommes soupçonnés de pédophilie et de traite d’enfants depuis l’Asie

À Port-Leucate, une fillette de 13 ans retrouvée séquestrée : deux hommes soupçonnés de pédophilie et de traite d’enfants depuis l’Asie Une enquête pour traite

À Port-Leucate, une fillette de 13 ans retrouvée séquestrée : deux hommes soupçonnés de pédophilie et de traite d’enfants depuis l’Asie

Une enquête pour traite des êtres humains a été ouverte à Narbonne, dans l’Aude, après la découverte d’une fillette de 13 ans, d’origine asiatique, séquestrée dans une habitation de Port-Leucate. Deux hommes, suspectés d’appartenir à un réseau de pédophilie international, sont actuellement en garde à vue. Selon les informations rapportées par Midi Libre, les investigations portent sur des reconnaissances de paternité frauduleuses qui auraient permis de faire venir des enfants de l’étranger, notamment d’Asie, sous couvert de liens familiaux fictifs.

Une découverte glaçante dans une station balnéaire

C’est dans une résidence de la station balnéaire de Port-Leucate, prisée des touristes, que les forces de l’ordre ont fait une découverte macabre. La fillette, âgée de 13 ans, aurait été maintenue captive dans des conditions dégradantes. Selon des sources proches de l’enquête, les deux hommes interpellés, âgés d’une cinquantaine d’années, sont soupçonnés de l’avoir utilisée à des fins sexuelles. L’affaire, révélée par Midi Libre, soulève des questions sur les mécanismes de la traite d’enfants via des reconnaissances de paternité, une méthode de plus en plus documentée par les autorités judiciaires.

Des reconnaissances de paternité suspectes au cœur du système

Le mode opératoire présumé des mis en cause serait basé sur la fabrication de liens de parenté. En effet, selon les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes auraient reconnu des enfants nés à l’étranger, en Asie, comme étant les leurs, leur permettant ainsi d’obtenir des documents d’identité français et de les faire entrer sur le territoire. Cette technique, qui contourne les procédures classiques d’adoption ou de visa, est régulièrement dénoncée par les associations de protection de l’enfance. Midi Libre précise que les enquêteurs de la brigade de protection des mineurs de Narbonne tentent désormais de déterminer l’ampleur du réseau et si d’autres enfants pourraient être concernés.

Une enquête sous haute surveillance judiciaire

L’affaire a été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Montpellier, compétente pour les dossiers de criminalité organisée et de traite des êtres humains. Les deux suspects, placés en garde à vue, pourraient voir leur mise en examen prononcée dans les prochains jours. D’après des sources judiciaires, les investigations portent également sur d’éventuels déplacements des mis en cause en Asie du Sud-Est, où ils auraient pu entrer en contact avec des enfants vulnérables. Par ailleurs, la fillette a été prise en charge par les services sociaux et bénéficie d’un suivi psychologique.

Des précédents inquiétants en France

Cette affaire rappelle d’autres dossiers récents où des reconnaissances de paternité frauduleuses ont servi de couverture à des réseaux pédocriminels. En 2022, une enquête similaire avait mis au jour un trafic d’enfants entre la France et Madagascar. Selon des experts interrogés, la faiblesse des contrôles des déclarations de naissance à l’étranger faciliterait ces pratiques. Le parquet de Narbonne, contacté par Onyx Infos, n’a pas souhaité faire de commentaire supplémentaire à ce stade de l’enquête, précisant que l’instruction en cours devait déterminer l’étendue exacte des faits.

Une perspective internationale

L’enquête en cours à Port-Leucate pourrait avoir des ramifications au-delà des frontières françaises. Les autorités judiciaires françaises collaborent déjà avec Interpol et les services de police de plusieurs pays asiatiques pour identifier d’éventuelles victimes supplémentaires. Cette affaire met en lumière les lacunes des systèmes de protection de l’enfance face à des réseaux transnationaux qui exploitent les failles juridiques. Alors que l’instruction se poursuit, la question de la prévention de ces trafics via les reconnaissances de paternité frauduleuses reste posée, tant au niveau national qu’européen.