Onyx Infos

À Monaco, dans le quartier "le plus cher du monde", un 4-pièces se vend 60 millions d'euros: Mareterra attire pilotes de F1, magnats de l'énergie et fortunes douteuses (au point d'inciter la principauté à siffler la fin de la récré)

Economie · · Par Julie MOREAU

À Monaco, dans le quartier

# À Monaco, un 4-pièces à 60 millions d'euros : Mareterra, entre rêve et précautions À Monaco, le projet Mareterra ne passe pas inaperçu. Ce nouvel éco-quartier

# À Monaco, un 4-pièces à 60 millions d'euros : Mareterra, entre rêve et précautions À Monaco, le projet Mareterra ne passe pas inaperçu. Ce nouvel éco-quartier, érigé sur les flots de la Méditerranée, capte l’attention des investisseurs. Dans cet écrin de luxe, les prix atteignent des sommets, mais des questions se posent quant à la provenance des fonds et aux implications de cette opulence. Avec une clientèle composée de pilotes de Formule 1, de magnats du secteur énergétique et de fortunes aux origines parfois floues, la principauté s’interroge sur l’avenir de son image. ## Un projet immobilier d’exception S'étendant sur six hectares, Mareterra est idéalement situé à proximité du célèbre casino de Monte-Carlo. Les appartements de quatre pièces y affichent des prix qui peuvent atteindre 60 millions d'euros. Le lancement de ce projet a eu lieu en 2017, et la demande ne faiblit pas. Les acheteurs affluent, séduits par une offre alliant luxe et cadre de vie idyllique. L’architecture moderne et les engagements en matière de durabilité font de Mareterra un modèle en matière de développement immobilier. Cependant, une enquête de Bloomberg Businessweek a mis en lumière des préoccupations quant aux mécanismes de vérification des acquéreurs. Des personnalités telles que Max Verstappen ou le milliardaire Jim Ratcliffe doivent prouver la légitimité de leurs ressources financières avant d’accéder à cet univers très sélect. ## La prudence en première ligne Monaco, reconnue pour son luxe, se retrouve face à un dilemme crucial. La principauté souhaite préserver son image prestigieuse tout en s’assurant que les investissements ne proviennent pas de sources douteuses. À cet égard, les autorités ont renforcé leurs efforts pour instaurer un climat de confiance. Bien qu'aucun acte illégal n'ait été prouvé dans les documents révélés, l’opacité entourant certaines transactions soulève des interrogations légitimes. Patrice Pastor, figure emblématique du secteur immobilier monégasque, est en charge de ce processus de validation. Les autorités cherchent à éviter que la réputation de Monaco ne soit ternie par des affaires liées à l'argent sale. Dans ce contexte, la régulation se renforce, témoignant de la volonté de la principauté de concilier glamour et prudence. ## Un marché en pleine effervescence Les chiffres sont éloquents. Les propriétés à Mareterra se négocient entre 16 millions et jusqu'à 500 millions d'euros. Ce quartier, qui aspire à être à la pointe du développement durable, attire une clientèle fortunée, tout en suscitant des interrogations sur la provenance de leurs fonds. Face à cette situation délicate, Monaco doit jongler avec l’attractivité pour les investisseurs tout en préservant son image. Le défi est de taille : maintenir la principauté comme une destination prisée tout en s’assurant que ses valeurs fondamentales ne soient pas compromises. Ainsi, Mareterra pourrait devenir le symbole des choix difficiles auxquels Monaco devra faire face dans un avenir proche. Alors que le marché de l’immobilier de luxe continue de prospérer, les autorités devront rester vigilantes quant aux répercussions de ces investissements sur leur réputation et leur futur.