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À lire sur le site Tech&Co : Elle veut concevoir les centres de données de demain: une société australienne mélange puces électroniques et neurones humains, à un stade encore très expérimental, par Kesso Diallo - 16/09

Economie · · Par Julie MOREAU

À lire sur le site Tech&Co : Elle veut concevoir les centres de données de demain: une société australienne mélange puces électroniques et neurones humains, à un stade encore très expérimental, par Kesso Diallo - 16/09

## Une société australienne veut marier puces électroniques et neurones humains dans les centres de données Et si les centres de données de demain ne reposaient

## Une société australienne veut marier puces électroniques et neurones humains dans les centres de données Et si les centres de données de demain ne reposaient plus uniquement sur du silicium, mais aussi sur de la matière biologique ? C'est la piste explorée par une société australienne, qui cherche à combiner puces électroniques et neurones humains pour concevoir une nouvelle génération d'infrastructures informatiques. Une approche encore très expérimentale, rapporte Tech&Co dans un article signé Kesso Diallo et publié le 16 septembre. ## Une convergence entre biologie et électronique L'idée défendue par cette entreprise australienne consiste à intégrer des neurones humains cultivés en laboratoire au sein de dispositifs électroniques classiques. Ces cellules vivantes, capables de transmettre des signaux électriques, pourraient à terme assurer certaines fonctions de calcul ou de traitement de l'information. Le principe n'est pas totalement nouveau : depuis plusieurs années, des équipes de recherche explorent ce que l'on appelle parfois l'informatique organique, ou « biocomputing », en misant sur l'efficacité énergétique remarquable des cellules nerveuses. Mais le passage du laboratoire à un usage industriel reste, à ce stade, hors de portée. La société concernée en est encore aux phases d'expérimentation, sans application commerciale annoncée. Aucun calendrier de déploiement, ni volume de production, ni partenaire industriel n'a été évoqué dans les informations disponibles. ## Des promesses mais de nombreuses inconnues L'enjeu affiché est de taille. Les centres de données mondiaux consomment une part croissante de l'électricité produite, une tendance accentuée par l'essor de l'intelligence artificielle et des modèles de calcul intensif. Toute technologie capable de réduire cette consommation attise donc l'intérêt des industriels comme des investisseurs. Les neurones humains, qui fonctionnent avec une infime quantité d'énergie comparée aux transistors, nourrissent cet espoir. Plusieurs obstacles demeurent toutefois considérables. La culture et la maintenance de cellules vivantes à grande échelle posent des défis techniques et logistiques majeurs. La durée de vie des neurones, leur stabilité dans le temps, leur alimentation en nutriments et leur compatibilité avec les infrastructures existantes restent des questions ouvertes. S'y ajoutent des interrogations éthiques et réglementaires sur l'utilisation de tissu humain à des fins de calcul, un sujet encore peu encadré. ## Un champ de recherche encore balbutiant Cette initiative s'inscrit dans un mouvement plus large, où plusieurs laboratoires académiques et jeunes pousses tentent de rapprocher biologie et informatique. Les résultats publiés à ce jour restent toutefois limités à des démonstrations de principe, loin des performances exigées par les centres de données modernes. La prudence reste donc de mise : il s'agit d'une piste de recherche prometteuse, mais dont l'industrialisation n'est, en l'état des informations disponibles, ni datée ni garantie. Reste à savoir si cette approche parviendra à franchir le cap de l'expérimentation. Pour l'instant, la convergence entre neurones et puces relève davantage de la exploration scientifique que de la réalité industrielle.