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À l'ONU, Zelensky pointe Poutine du doigt alors que l'Europe commence à anticiper une attaque russe

Monde · · Par Claire BERNARD

À l'ONU, Zelensky pointe Poutine du doigt alors que l'Europe commence à anticiper une attaque russe

Mercredi 23 septembre, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de nouveau interpellé la communauté i

Mercredi 23 septembre, à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de nouveau interpellé la communauté internationale sur l'agression russe, désignant nommément Vladimir Poutine comme responsable du conflit. Selon des informations rapportées par RFI, ce discours intervient dans un contexte où plusieurs capitales européennes commencent à envisager sérieusement l'hypothèse d'une attaque russe contre des pays membres de l'Otan. ## Un discours offensif devant l'Assemblée générale Devant les représentants des États membres, Volodymyr Zelensky a maintenu une ligne ferme, s'attaquant directement au président russe et à la guerre qu'il conduit depuis février 2022. Le chef de l'État ukrainien a exhorté ses alliés occidentaux à poursuivre et à renforcer les sanctions économiques contre Moscou, estimant que la pression internationale demeure l'un des leviers essentiels pour contraindre le Kremlin à modifier sa trajectoire. D'après la même source, ce discours s'inscrit dans une séquence diplomatique où Kiev cherche à maintenir l'attention de ses partenaires sur le conflit, alors que d'autres crises internationales tendent à occuper l'agenda médiatique et politique. ## L'Europe face à l'hypothèse d'une attaque directe En parallèle, une idée gagne du terrain au sein des institutions européennes et de plusieurs chancelleries : celle d'une possible attaque russe contre de nouveaux pays de l'Otan. Selon des analyses relayées par RFI, cette éventualité, longtemps jugée marginale, prendrait de l'épaisseur dans les discussions stratégiques. Cette évolution s'appuierait notamment sur des signaux militaires et sur une rhétorique russe de plus en plus offensive à l'égard des États baltes et d'autres membres de l'Alliance atlantique. Toutefois, aucune confirmation officielle de préparatifs imminents n'a été apportée à ce stade, les responsables européens évoquant davantage un scénario à moyen terme qu'une menace immédiate. ## Des sanctions comme principal instrument de pression La question des sanctions occupe une place centrale dans la stratégie occidentale. Volodymyr Zelensky a insisté sur la nécessité de maintenir ces mesures dans la durée, afin d'épuiser les capacités économiques et militaires russes. En effet, depuis 2022, l'Union européenne et les États-Unis ont adopté plusieurs séries de sanctions visant les secteurs bancaire, énergétique et technologique russes. Cependant, l'efficacité de ces mesures reste débattue parmi les économistes, certains soulignant leur contournement par des pays tiers, d'autres mettant en avant leur impact progressif sur l'appareil industriel russe. ## Une dynamique diplomatique sous tension Cette séquence onusienne intervient dans un climat de défiance croissante entre Moscou et les capitales occidentales. Par ailleurs, les débats européens sur le renforcement des capacités de défense, l'augmentation des budgets militaires et la coordination des livraisons d'armes à Kiev traduisent une inquiétude qui dépasse le seul cadre ukrainien. D'après des sources gouvernementales citées par RFI, plusieurs pays de l'Est de l'Europe plaideraient pour un durcissement des positions, tandis que d'autres États membres privilégieraient une approche plus prudente, soucieuse d'éviter toute escalade directe avec la Russie. La portée réelle de ces avertissements dépendra de l'évolution du conflit ukrainien et de la capacité des alliés à maintenir un front uni. À ce stade, aucune décision opérationnelle majeure n'a été annoncée, mais la tonalité des échanges diplomatiques suggère que l'hypothèse d'un élargissement du conflit n'est plus écartée par les chancelleries européennes.