À 25 ans, Théo a fait de l’IA Claude son assistant personnel pour gérer son patrimoine : «Il fait moins d’erreurs qu’un humain»

## Une nouvelle génération d’investisseurs s’appuie sur l’intelligence artificielle pour gérer son patrimoine Selon un témoignage rapporté par Le Figaro, Théo N
## Une nouvelle génération d’investisseurs s’appuie sur l’intelligence artificielle pour gérer son patrimoine
Selon un témoignage rapporté par Le Figaro, Théo N., 25 ans, a choisi de confier une partie de la gestion de son patrimoine à une intelligence artificielle. Le jeune homme, qui a fait ses premières armes dans les cryptomonnaies, indique désormais s’appuyer sur l’outil Claude, un assistant conversationnel développé par la société Anthropic, pour discipliner ses investissements. Une démarche qui s’inscrit dans un mouvement plus large de jeunes Français de moins de 35 ans qui reprennent en main leur épargne, selon la série « Génération investisseurs » publiée par le quotidien.
## Un « family office » à vingt euros par mois
« Voilà mon "family office". Il ne me coûte rien. Enfin si, 20 euros par mois pour Claude », résume Théo N. auprès du Figaro. Le jeune investisseur affirme que l’outil lui permet de structurer ses placements et de limiter les erreurs qu’il attribue aux décisions humaines. « Il fait moins d’erreurs qu’un humain », soutient-il, sans que cette affirmation n’ait été corroborée par une étude indépendante. Ce recours à l’IA pour la gestion patrimoniale pourrait toutefois soulever des questions de fiabilité, notamment en matière de données financières sensibles et de responsabilité en cas de perte.
## Des jeunes investisseurs en quête d’autonomie
D’après les éléments rapportés par Le Figaro, cette génération d’investisseurs se caractérise par une volonté de ne plus laisser dormir son argent. Inquiets pour leur retraite ou désireux de se constituer un patrimoine, ils explorent la Bourse, les ETF ou les cryptomonnaies depuis leur smartphone. Ils suivent également les conseils de « finfluenceurs » et s’aident parfois de l’intelligence artificielle. Le quotidien cite plusieurs profils similaires, notamment Victor T., Jean F. et Antoine G., qui présentent des stratégies variées, du MSCI World à des placements plus risqués.
## Un usage encore difficile à mesurer
Si le témoignage de Théo N. illustre une tendance émergente, l’ampleur réelle du phénomène demeure difficile à quantifier. Aucune donnée officielle ne permet, à ce stade, d’évaluer combien de jeunes Français utilisent effectivement une IA pour gérer leur épargne. Par ailleurs, les régulateurs financiers n’ont pas encore publié de cadre spécifique à ces pratiques, ce qui pourrait laisser place à des zones d’ombre, notamment sur la protection des données personnelles et sur la conformité des conseils prodigués par ces outils.
## Une pratique à encadrer
Le recours à l’intelligence artificielle pour des décisions patrimoniales pourrait se développer dans les prochains mois, à mesure que ces outils gagnent en accessibilité. Toutefois, la question de la responsabilité en cas d’erreur ou de mauvaise orientation reste entière. Les autorités de régulation pourraient être amenées à se pencher sur ces usages, d’autant plus que les sommes engagées, même modestes, concernent l’épargne de particuliers souvent peu expérimentés.