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«8h-18h, c’est pas normal»: les lycéens français ont-ils plus d’heures de cours que leurs voisins européens ?

Une · · Par Claire BERNARD

«8h-18h, c’est pas normal»: les lycéens français ont-ils plus d’heures de cours que leurs voisins européens ?

## Des emplois du temps sous tension : ce que disent les chiffres Les blocages de lycées qui se succèdent depuis près de deux semaines ont remis au premier plan

## Des emplois du temps sous tension : ce que disent les chiffres Les blocages de lycées qui se succèdent depuis près de deux semaines ont remis au premier plan une revendication récurrente : la charge horaire imposée aux élèves du secondaire. Selon les informations rapportées par Le Figaro dans une enquête publiée le 8 octobre 2026, la question des rythmes scolaires revient au cœur des débats, portée par des slogans tels que « 8h-18h, c'est pas normal ! » ou « Plus d'heures de cours que de sommeil ». ## Une comparaison européenne qui interroge D'après les données infographiques compilées par Le Figaro, la France se situerait parmi les pays européens où la journée de classe s'étend le plus longuement, notamment au lycée. Les élèves français enchaîneraient ainsi des journées pouvant débuter à 8 heures et s'achever à 18 heures, quand plusieurs de leurs voisins européens termineraient plus tôt ou bénéficieraient de pauses méridiennes plus longues. Cette amplitude horaire semblerait d'autant plus marquée que les emplois du temps français intégreraient un volume important d'heures de cours hebdomadaires, sans toujours offrir les mêmes plages de récupération que dans d'autres systèmes éducatifs. ## Les rythmes scolaires, un chantier récurrent Le sujet n'est pas nouveau. Voulue par Emmanuel Macron, la convention citoyenne sur les « temps de l'enfant » aurait récemment proposé que les cours démarrent systématiquement à 9 heures au lycée, selon Le Figaro. Elle suggérait également de placer « les apprentissages théoriques le matin, et les apprentissages pratiques l'après-midi ». Ces pistes de réforme, si elles étaient retenues, pourraient modifier en profondeur l'organisation des établissements. Toutefois, leur mise en œuvre soulèverait des questions logistiques importantes, notamment en matière de transport scolaire, de restauration et d'articulation avec les activités périscolaires. ## Un clivage politique persistant La revendication d'un allègement des emplois du temps ne fait pas consensus. D'après Le Figaro, quand une partie de la gauche applaudirait cette mobilisation, une partie de la droite dénoncerait un prétexte brandi par des adolescents présentés comme paresseux. Ce clivage illustre la difficulté à objectiver le débat : les comparaisons internationales, bien qu'éclairantes, ne tiennent pas toujours compte des différences de programmes, de calendriers ou de méthodes pédagogiques. En effet, un volume horaire plus élevé ne signifie pas nécessairement une charge de travail effective supérieure, pas plus qu'un horaire allégé ne garantit une meilleure assimilation des savoirs. ## Vers une refonte des temps de l'enfant ? La question des rythmes scolaires pourrait donc revenir durablement dans l'agenda politique, d'autant plus que les mobilisations lycéennes se poursuivent. Si les comparaisons européennes semblent confirmer un déséquilibre au détriment des élèves français, les solutions envisageables resteraient à arbitrer entre contraintes budgétaires, organisationnelles et pédagogiques. La convention citoyenne sur les « temps de l'enfant » pourrait servir de base à de futures discussions, sans qu'aucune décision définitive ne semble avoir été actée à ce stade.