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80 milliards de dépenses, festival d’impôts : le budget coup de poing de Jean-Luc Mélenchon en cas d’élection

Une · · Par Claire BERNARD

80 milliards de dépenses, festival d’impôts : le budget coup de poing de Jean-Luc Mélenchon en cas d’élection

Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 14 octobre 2026, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l'élection présidenti

Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 14 octobre 2026, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle, a détaillé mercredi les mesures économiques qu'il entendrait appliquer dès son arrivée à l'Élysée. Le chiffrage avancé par le quotidien évoque un programme représentant 80 milliards d'euros de dépenses publiques supplémentaires, assorti d'une hausse significative de la fiscalité. Une annonce qui intervient dans un contexte où le leader insoumis jouit, selon un sondage Ifop-Fiducial réalisé pour Le Figaro, d'une dynamique le portant à 16 % des intentions de vote. ## Un chiffrage qui interroge les équilibres budgétaires D'après les éléments relayés par Le Figaro, le programme économique présenté par le candidat insoumis reposerait sur un volume de dépenses évalué à 80 milliards d'euros. Ce montant, s'il était confirmé dans son intégralité, viendrait s'ajouter à une trajectoire budgétaire déjà contrainte par un déficit public supérieur à 5 % du produit intérieur brut. Le quotidien évoque également un « festival d'impôts », expression qui suggère une pression fiscale accrue sur les ménages ou les entreprises. Ces orientations s'inscriraient dans la lignée des propositions historiques de La France insoumise, qui plaide notamment pour une taxation renforcée des hauts patrimoines et des superprofits. ## Une dynamique électorale à double tranchant Selon l'enquête Ifop-Fiducial citée par Le Figaro, Jean-Luc Mélenchon atteindrait 16 % des intentions de vote, tandis que d'autres sondages le situeraient autour de 20 %. Ce contingent pourrait, en théorie, lui permettre de se qualifier pour le second tour face à Marine Le Pen, présentée comme la favorite du scrutin. Toutefois, le quotidien souligne que le candidat insoumis apparaîtrait, en l'état, en difficulté pour l'emporter face à la candidate du Rassemblement national. D'après cette analyse, il constituerait même l'adversaire offrant à la droite nationaliste sa victoire la plus large. ## Un calendrier encore ouvert Le second tour demeure toutefois éloigné, et La France insoumise ne renoncerait pas à inverser la tendance d'ici le scrutin. La présentation de ce volet économique interviendrait dans un contexte où les débats budgétaires occupent déjà une place centrale dans l'agenda politique national. En effet, la question du financement des programmes électoraux devrait s'imposer comme un enjeu majeur de la campagne, d'autant plus que la situation des finances publiques limite la marge de manœuvre des futurs gouvernants. ## Des précédents à considérer Historiquement, les programmes présidentiels comportant des engagements de dépenses élevés ont régulièrement fait l'objet de controverses quant à leur financement. Les instituts spécialisés, notamment la Cour des comptes et France Stratégie, rappellent que tout programme doit être évalué à l'aune de sa soutenabilité. En l'absence de documents budgétaires détaillés rendus publics à ce stade, la portée exacte des mesures évoquées demeurerait à préciser. D'autres candidatures, à gauche comme à droite, devraient également dévoiler leurs propres chiffrages dans les mois à venir, permettant une comparaison plus fine des orientations proposées. La présentation de ce programme économique pourrait, selon plusieurs observateurs, structurer le débat public autour de la question fiscale dans les prochaines semaines. Reste à savoir si les électeurs arbitreront sur ce terrain ou sur d'autres enjeux, alors que la campagne présidentielle ne fait que s'engager.