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3595,5 milliards d’euros : la dette de la France a continué de se creuser au deuxième trimestre, à 119% du PIB

Une · · Par Claire BERNARD

3595,5 milliards d’euros : la dette de la France a continué de se creuser au deuxième trimestre, à 119% du PIB

## La dette publique française franchit un nouveau seuil symbolique La dette publique française a de nouveau atteint un niveau record au deuxième trimestre, sel

## La dette publique française franchit un nouveau seuil symbolique La dette publique française a de nouveau atteint un niveau record au deuxième trimestre, selon les données publiées par l'Insee ce mardi. À 3595,5 milliards d'euros, elle représente désormais 119% du produit intérieur brut hexagonal, contre 117,5% au trimestre précédent. Une progression qui relance les interrogations sur la trajectoire budgétaire du pays et sur la soutenabilité de ses finances publiques. ## Une hausse mécanique selon Bercy Selon les chiffres communiqués par l'Institut national de la statistique et des études économiques, la dette a augmenté de près de 60 milliards d'euros en l'espace d'un trimestre, passant de 3536,1 milliards au premier trimestre à 3595,5 milliards au deuxième. Cette dynamique s'explique, d'après le ministère de l'Économie, par un déficit qui demeure élevé. « Cette hausse est mécanique. Elle est la conséquence d'un déficit qui demeure élevé », avait ainsi expliqué Bercy, cité par Le Figaro. Le gouvernement prévoit en effet un déficit public de 5,4% en 2026, en hausse par rapport aux 5,1% de 2025, avant une légère décrue à 5% en 2027. ## Des projections à la hausse pour 2026 et 2027 Quelques jours avant la publication de ces données, le ministère de l'Économie avait indiqué s'attendre à ce que la dette atteigne 119,3% du PIB en 2026, puis 121,7% en 2027. Des niveaux qui représenteraient plus du double de la limite européenne fixée à 60% par le traité de Maastricht. Selon des données de l'Insee relayées par Le Figaro, une telle configuration serait inédite depuis 1978. Ces projections alimentent les débats sur la soutenabilité des finances publiques françaises, alors que la France figure déjà parmi les pays les plus endettés de la zone euro. ## Un contexte politique tendu Cette nouvelle donne budgétaire intervient dans un climat politique particulièrement sensible. Elle relance notamment les discussions sur l'annulation de la dette, une proposition portée par le candidat LFI à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon. Le sujet, longtemps marginal dans le débat public, pourrait gagner en visibilité à mesure que les chiffres de l'endettement s'accumulent. Toutefois, aucune décision en ce sens n'a été annoncée par les autorités, et les institutions européennes rappellent régulièrement leur attachement au respect des critères de convergence. ## Une trajectoire sous surveillance La France demeure ainsi sous la surveillance étroite de ses partenaires européens et des agences de notation, qui évaluent régulièrement la crédibilité de sa trajectoire budgétaire. Si le gouvernement affiche sa volonté de réduire le déficit à 5% en 2027, la persistance d'une dette supérieure à 119% du PIB pourrait compliquer l'équation, d'autant plus que la croissance économique reste incertaine. Les prochains mois seront déterminants pour mesurer si les efforts annoncés permettront d'infléchir une courbe qui, pour l'heure, continue de s'élever.