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34 degrés à l'extérieur et seulement 26 en classe: face aux canicules, une école près de Montpellier teste des solutions rapides à installer, peu coûteuses et sans climatisation

Economie · · Par Julie MOREAU

34 degrés à l'extérieur et seulement 26 en classe: face aux canicules, une école près de Montpellier teste des solutions rapides à installer, peu coûteuses et sans climatisation

# Canicule à l'école : près de Montpellier, des solutions low-tech sans climatisation font leurs preuves Alors que les épisodes de chaleur extrême se multiplien

# Canicule à l'école : près de Montpellier, des solutions low-tech sans climatisation font leurs preuves Alors que les épisodes de chaleur extrême se multiplient en France, une école maternelle de Grabels, dans l'Hérault, expérimente des solutions alternatives à la climatisation pour rafraîchir ses salles de classe. Toiles en fibres de coco, brasseurs d'air et gardien de nuit permettent de réduire la température de près de 8 degrés, pour un coût limité à 23.000 euros. Un test grandeur nature qui pourrait inspirer les 3.500 établissements contraints de fermer leurs portes lors du dernier pic de chaleur, selon les données disponibles. ## Un écart de température significatif obtenu sans climatisation Mardi dernier, alors que le thermomètre extérieur affichait 34 degrés, les élèves de l'école Jean Ponsy de Grabels travaillaient dans des salles de classe à 26 degrés. Soit une différence de 8 degrés, obtenue sans recours à la climatisation. Ce résultat marque une nette amélioration par rapport à juin 2025 : avant les travaux, une salle de classe atteignait 30 degrés lorsque la température extérieure était de 33 degrés, soit un écart de seulement 3 degrés. Le programme « Racine », expérimenté dans cet établissement, repose sur un ensemble de mesures complémentaires. Dans la cour, de grandes toiles en fibres de coco suspendues sous le préau créent une coursive ombragée, limitant l'exposition solaire sur les baies vitrées des classes adjacentes. Des brasseurs d'air assurent une ventilation mécanique sans consommation énergétique excessive, tandis qu'un gardien de nuit ouvre les fenêtres pendant les heures les plus fraîches pour rafraîchir les bâtiments. ## Des résultats concrets salués par le personnel éducatif Stéphanie Taïx, responsable des Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) dans cet établissement, témoigne des bénéfices observés. « Ça fait 17 ans que je travaille ici. Enfin je ne termine plus mes journées en sueur », confie-t-elle. Elle ajoute que « les enfants sont plus concentrés, moins fatigués et tout le monde est moins énervé », soulignant l'impact direct des solutions de rafraîchissement sur le bien-être et les conditions d'apprentissage. Ces améliorations interviennent dans un contexte où la question de l'adaptation des écoles aux canicules devient urgente. Jeudi dernier, 3.500 établissements scolaires ont dû fermer leurs portes en raison des très fortes chaleurs, tandis que 10.000 autres ont adapté leurs horaires. Ces chiffres, issus des données disponibles, illustrent l'ampleur du défi pour le système éducatif français. ## Un financement encore contraint malgré le succès de l'expérimentation Si les résultats techniques sont probants, l'enjeu du financement reste central. La mairie de Grabels a déboursé 23.000 euros pour mettre en œuvre ces solutions et a déposé plusieurs demandes de subventions pour pérenniser le dispositif. Ce montant, relativement modeste à l'échelle d'une collectivité, pourrait néanmoins représenter un obstacle pour les communes disposant de budgets plus contraints. L'expérimentation menée dans l'Hérault démontre qu'il est possible d'obtenir des résultats significatifs sans recourir à des équipements énergivores ou coûteux. Les solutions testées – toiles végétales, ventilation naturelle, brasseurs d'air – pourraient constituer une première réponse adaptable à d'autres établissements confrontés aux mêmes défis climatiques. Reste à savoir si les pouvoirs publics accompagneront financièrement ce type d'initiatives face à l'ampleur des besoins, alors que les épisodes caniculaires devraient se multiplier dans les années à venir.