30 milliards d’euros à trouver : entreprises, salariés, fonctionnaires… Pourquoi les efforts budgétaires concerneront «tout le monde»

## 30 milliards d'euros à trouver : pourquoi l'effort budgétaire s'annonce général Le gouvernement s'apprête à présenter, au plus tard début octobre, un projet
## 30 milliards d'euros à trouver : pourquoi l'effort budgétaire s'annonce général
Le gouvernement s'apprête à présenter, au plus tard début octobre, un projet de loi de finances qui devra intégrer « au moins » 30 milliards d'euros d'économies et de recettes nouvelles. Selon les informations rapportées par Le Figaro, cette équation budgétaire ne pourra être résolue sans solliciter l'ensemble des acteurs économiques, des entreprises aux fonctionnaires en passant par les salariés et les retraités.
## Le cas des retraités, un débat qui masque l'essentiel
La question de la « contribution » des retraités au redressement des comptes publics occupe actuellement le devant de la scène médiatique. Le gel des pensions ou la suppression de l'abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités pourraient rapporter environ 6 milliards d'euros, selon les estimations évoquées à Bercy. Toutefois, comme l'a souligné la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, « les retraités ne porteront pas l'effort central de ce budget ». Cette précision suggère que d'autres catégories seront également mises à contribution, conformément à la formule gouvernementale d'un effort qui concernera « tout le monde ».
## Entreprises et salariés dans le viseur
Au-delà des retraités, le gouvernement devra trouver des sources d'économies supplémentaires pour atteindre l'objectif fixé. Les entreprises pourraient être appelées à participer via une modulation des aides publiques ou une révision de certains dispositifs fiscaux. Du côté des salariés, des pistes comme la réduction de certaines niches sociales ou la modulation des allègements de cotisations sont régulièrement évoquées dans les discussions budgétaires. Les fonctionnaires ne seraient pas épargnés non plus, avec des réflexions en cours sur la maîtrise de la masse salariale de l'État ou le report de certaines revalorisations indiciaires.
## Les dépenses de l'État également ciblées
Le gouvernement a promis de travailler sur les deux volets : les recettes et les dépenses. Les économies sur les dépenses de l'État devraient porter sur plusieurs ministères, avec des arbitrages encore en cours. Le contexte est d'autant plus contraint que la France doit composer avec un déficit public élevé et les exigences européennes en matière de trajectoire budgétaire. Les marges de manœuvre apparaissent limitées, ce qui explique la volonté affichée d'impliquer l'ensemble des acteurs plutôt que de concentrer l'effort sur une seule catégorie.
## Une équation politique délicate
La présentation du projet de loi de finances s'annonce politiquement sensible. Les oppositions ont déjà exprimé leur hostilité à certaines pistes, notamment sur les retraités. Le gouvernement devra donc trouver un équilibre entre la nécessité de réduire les déficits et l'acceptabilité sociale des mesures envisagées. Selon les informations du Figaro, les arbitrages finaux devraient être connus dans les prochaines semaines, à l'approche de la date limite de dépôt du texte. La question de la répartition de l'effort entre les différentes catégories d'acteurs restera au cœur des débats parlementaires à venir.