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160 euros économisés par automobiliste: sous la pression de l’extrême droite, Giorgia Meloni supprime "l’une des taxes les plus détestées" d'Italie à un an des élections

Economie · · Par Julie MOREAU

160 euros économisés par automobiliste: sous la pression de l’extrême droite, Giorgia Meloni supprime

## Une promesse électorale à 2,36 milliards d'euros Le gouvernement italien a annoncé la suppression du « bollo auto », la taxe automobile annuelle, pour une la

## Une promesse électorale à 2,36 milliards d'euros Le gouvernement italien a annoncé la suppression du « bollo auto », la taxe automobile annuelle, pour une large majorité de véhicules à compter de 2027. Selon les informations rapportées par BFM Business, cette mesure devrait concerner quelque 14,5 millions de voitures et de motos, pour un coût estimé à 2,36 milliards d'euros. Présentée comme une « suppression » par Giorgia Meloni, elle ne serait toutefois appliquée, dans un premier temps, que pendant une seule année. ## Un gain moyen de 160 euros par automobiliste Le montant de cette taxe, comparable à l'ancienne vignette automobile française, varie selon la puissance du moteur, la classe environnementale du véhicule et la région de résidence du propriétaire. Sa suppression représenterait une économie comprise entre 110 et 240 euros par automobiliste concerné, soit un gain moyen d'environ 160 euros par bénéficiaire. L'exonération viserait les voitures à essence, diesel ou hybrides développant au maximum 80 kilowatts, soit environ 109 chevaux, ainsi que les deux-roues. D'après le gouvernement, près de 70 % du parc automobile italien entrerait dans le dispositif. ## Le « bollo auto », une taxe régionale aux enjeux complexes La particularité de cette taxe réside dans son affectation : le « bollo auto » alimente les budgets des régions italiennes, et non celui de l'État central. Sa suppression implique donc que Rome verse aux régions une compensation pour couvrir leur manque à gagner. Cette mécanique budgétaire explique en partie la prudence du gouvernement, qui n'a pour l'instant retenu qu'une exonération d'un an. Le coût total de l'opération, 2,36 milliards d'euros, représenterait environ 0,1 point de produit intérieur brut italien, une charge non négligeable dans un pays dont la dette publique atteint 139 % du PIB. ## Un calendrier politique chargé L'annonce intervient à un an des élections législatives, dans un contexte où Giorgia Meloni est sous pression de l'extrême droite, selon BFM Business. La Première ministre a justifié sa décision en déclarant : « Aujourd'hui, le gouvernement supprime l'une des taxes les plus détestées par les Italiens. » Elle a également évoqué la poursuite d'un « programme de réduction des impôts, conformément à l'approche adoptée par le centre-droit par le passé ». Le gouvernement prévoirait de financer la mesure principalement par des économies réalisées sur différents dispositifs budgétaires, dont le détail n'a pas été précisé dans les éléments disponibles. ## Un pari budgétaire à confirmer Reste à savoir si cette exonération temporaire sera reconduite au-delà de 2027. La formulation retenue par l'exécutif — une « suppression » limitée à un an — laisse planer le doute sur la pérennité de la mesure. Pour les régions, qui perdraient une ressource fiscale structurelle, la compensation promise par l'État devra être effective et durable. À l'approche du scrutin, cette annonce apparaît autant comme un geste politique fort que comme un test de la solidité des finances publiques italiennes, déjà sous surveillance étroite des marchés et des institutions européennes.