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11-Septembre: «Je me rappelle de la bonté et de l'héroïsme de ceux qui ont traversé cette journée»

Monde · · Par Claire BERNARD

11-Septembre: «Je me rappelle de la bonté et de l'héroïsme de ceux qui ont traversé cette journée»

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, la mémoire de cette journée reste vive pour ceux qui l'ont vécue de l'intérieur. Invité de RFI le vendr

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, la mémoire de cette journée reste vive pour ceux qui l'ont vécue de l'intérieur. Invité de RFI le vendredi 11 septembre 2026, Bruno Dellinger, rescapé de l'attaque contre la tour 1 du World Trade Center, est revenu sur son expérience et sur le long processus de reconstruction qui a suivi. Auteur de *World Trade Center, 47e étage*, paru aux éditions Robert Laffont, il livre un témoignage centré sur la résilience plutôt que sur l'horreur. ## Un anniversaire sous le signe de l'émotion Selon les propos rapportés par RFI, Bruno Dellinger décrit cette date anniversaire comme « toujours chargée d'émotion ». Il évoque des images et des sentiments qui remontent, mais surtout « cette immense tristesse et ce traumatisme qui a disparu, mais dont les cicatrices sont toujours là ». Le rescapé précise vivre avec ces séquelles « jusqu'à la fin de ses jours », tout en soulignant que le récit de cette journée constitue désormais pour lui un désir de transmission. Longtemps, raconte-t-il, ce travail de mémoire lui a permis de s'aider lui-même et d'évacuer une part du choc. ## Le choix de la mémoire positive Interrogé sur le regard qu'il porte sur cette journée, Bruno Dellinger insiste sur un point : « Je me rappelle de la bonté et de l'héroïsme de ceux qui ont traversé cette journée. » Cette formulation, rapportée par RFI, déplace l'attention des attentats eux-mêmes vers les comportements humains observés dans les tours et aux abords du site. Une manière, pour le rescapé, de ne pas réduire le 11-Septembre à sa seule dimension tragique, mais d'y intégrer la solidarité et le courage dont ont fait preuve de nombreuses personnes ce jour-là. ## Un quart de siècle plus tard Vingt-cinq ans après les faits, la question du temps écoulé revient naturellement dans l'entretien. À RFI, Bruno Dellinger confie que cette période ne lui paraît « pas très loin », notamment lorsqu'il repense aux images. Cette proximité mémorielle contraste avec l'éloignement chronologique, et illustre la manière dont les traumatismes collectifs perdurent au-delà des commémorations officielles. Elle souligne également le rôle des témoignages directs dans la transmission de l'histoire aux générations qui n'ont pas connu les événements. ## Le témoignage comme outil de reconstruction La publication de son ouvrage s'inscrit dans cette démarche. En revenant sur son parcours, Bruno Dellinger propose un récit personnel qui pourrait aider d'autres personnes confrontées à des événements traumatiques. Ce type de témoignage, recueilli par RFI à l'occasion de l'anniversaire, s'ajoute aux nombreuses commémorations organisées chaque année à New York et ailleurs. Il rappelle que la mémoire du 11-Septembre ne se limite pas aux bilans chiffrés, mais englobe aussi les trajectoires individuelles de ceux qui ont survécu. À travers cet entretien, la dimension humaine de la catastrophe se trouve réaffirmée, vingt-cinq ans après. Si les cicatrices demeurent, le récit de Bruno Dellinger suggère que la transmission et la mise en avant des gestes de solidarité pourraient constituer, avec le temps, une forme durable de dépassement.