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1,6 million de femmes vont recevoir un courrier : l’ANSM alerte d’un risque de méningiome lié à la contraception, voici les médicaments concernés

Une · · Par Claire BERNARD

1,6 million de femmes vont recevoir un courrier : l’ANSM alerte d’un risque de méningiome lié à la contraception, voici les médicaments concernés

## L'ANSM alerte sur un risque accru de méningiome lié à certaines contraceptions L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a

## L'ANSM alerte sur un risque accru de méningiome lié à certaines contraceptions L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a engagé une vaste campagne d'information auprès des femmes utilisant une contraception à base de désogestrel. Selon des informations rapportées par Midi Libre, ce sont pas moins de 1,6 million de femmes qui vont recevoir un courrier nominatif les informant d'un risque accru, bien que qualifié de faible, de méningiome. ## Un surrisque documenté après sept ans de traitement D'après les données relayées par l'agence sanitaire, le risque de développer un méningiome — une tumeur, le plus souvent bénigne, des méninges — serait multiplié par deux chez les femmes exposées au désogestrel sur une durée prolongée. Cette augmentation du risque semblerait se manifester principalement après sept années de traitement continu. L'ANSM précise toutefois que ce surrisque demeure faible à l'échelle individuelle, ce qui n'exclut pas la nécessité d'une information transparente des patientes concernées. Le désogestrel est un progestatif de troisième génération, largement prescrit dans le cadre de contraceptions orales ou implantables. Il est commercialisé sous plusieurs appellations, notamment sous forme de comprimés ou d'implants contraceptifs. Selon les autorités sanitaires, la balance bénéfices-risques resterait favorable pour la grande majorité des utilisatrices, mais une réévaluation au cas par cas pourrait être recommandée lors des consultations médicales. ## Une démarche d'information à grande échelle L'envoi de ce courrier nominatif à 1,6 million de femmes constitue une opération d'ampleur inédite dans le domaine de la pharmacovigilance contraceptive. En effet, cette démarche vise à permettre aux patientes de disposer d'une information directe, sans dépendre exclusivement du relais par les professionnels de santé. Chaque courrier devrait inviter les destinataires à consulter leur médecin ou leur gynécologue afin d'évaluer l'opportunité de poursuivre ou d'adapter leur contraception. Par ailleurs, cette initiative s'inscrit dans un contexte plus large de surveillance renforcée des progestatifs et de leurs effets indésirables rares. Des travaux antérieurs, notamment ceux menés par l'Agence européenne des médicaments, avaient déjà conduit à restreindre l'usage de certaines molécules comme la cyprotérone ou le nomégestrol, en raison de risques comparables. Le désogestrel, jusqu'ici moins concerné par ces alertes, fait désormais l'objet d'une attention accrue. ## Des implications pour le suivi médical Toutefois, l'ANSM rappelle que l'arrêt brutal d'une contraception sans avis médical pourrait exposer à d'autres risques, notamment des grossesses non désirées. Les professionnels de santé devraient donc être sollicités pour arbitrer entre les bénéfices contraceptifs et le risque tumoral, en fonction de l'historique médical de chaque patiente. Des examens d'imagerie pourraient être proposés aux femmes présentant des symptômes évocateurs, tels que des céphalées persistantes ou des troubles visuels. Cette alerte intervient alors que la France compte parmi les pays européens les plus consommateurs de contraceptifs hormonaux. Selon des sources sanitaires, plusieurs milliers de cas de méningiomes associés à des progestatifs ont été recensés ces dernières années, conduisant à des modifications des recommandations de prescription. L'évolution du nombre de signalements après cette campagne d'information pourrait déterminer si d'autres mesures réglementaires sont envisagées dans les mois à venir.